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25 novembre 2008

ALISTER, LIVE

Alister nous avait déjà convaincu avec son album studio « Aucun mal ne vous sera fait », sorti en mars 2008, qui comme son nom nous l’indiquait faisait beaucoup de bien. Il était maintenant temps de juger de son talent sur scène lors d’un concert à Feyzin à l’Epicerie moderne.

Je connaissais Alister de nom et par ses chansons et sa venue sur scène a été l’occasion d’un petit choc. Puisqu’on a souvent l’habitude de comparer un artiste à d’autres artistes plus anciens, on pourrait dire qu’Alister ressemble à Patrick Dewaere ayant mangé Gainsbourg (ou l’inverse) lui-même ayant sniffé un rail du style Nino Ferrer accompagné d’un bon bedo.

                                                 alister

Cela nous dresse un portrait certes vague mais attachant d’un chanteur que l’on sent timide mais joueur avec son public. Public qu’il a toutes les peines du monde à réveiller, les Lyonnais méritant leur réputation de peuplade froide et peu accueillante.

Peu aidé donc par ce public pré pubère (les plus de 25 ans sont des personnes âgées), l’ambiance n’a jamais vraiment décollé. Ce qui n’est pas forcément illogique tant il paraît compliqué d’à la fois danser et tendre l’oreille aux paroles mi drôles, mi tristes, mi désespérées de l’interprète.

Alister et sa bande n’a rien lâché alternant des morceaux au piano et d’autres à la guitare. Il nous joue la majorité de son album, les tubes connus comme « Qu’est ce qu’on va faire de toi ? » ou « Fille à problème » mais aussi des chansons que l’on aura sans doute pas la chance d’écouter à la radio tel que « Hier soir » (ma préférée) ou « Quelque chose dans mon verre » et même une inédite « I want to fuck, I’m stupid ». Cette dizaine de morceaux live est entrecoupé de discussions avec le public, délires personnels partagés, vastes improvisations et confessions de musique de quinze minutes. Une préférence pour « C’est le quart d’heure américain alors ceux qui veulent allumer leur briquet et chanter « We are the world », c’est maintenant ! ».

Un moment fort agréable en compagnie d’un artiste qui possède un univers comme nul autre et qui n’a sans doute pas fini de rallier des fans à sa cause. Les BB brunes jouent fort, Alister joue juste et bien. Après la sortie des deux nouveaux titres de Noir désir, on dirait que le rock français se réveille enfin.

François Filipek

Liens utiles

http://www.myspace.com/alistermusic

« Aucun mal ne vous sera fait », environ 18 euros à la Fnac.

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04 septembre 2008

L'OR NOIR DE BASHUNG

Alain Bashung sort son douzième album studio : « Bleu pétrole ». Un opus complet aux accents de blues et de ballades mélancoliques.

Cinq ans après son dernier discret album, Alain Bashung ressort ses guitares sèches et sa voix suave pour un album marquant, comme la plupart de ses œuvres (Osez Joséphine, Fantaisie Militaire, …)

Comme à son habitude, Bashung raconte des histoires, parfois les siennes, toujours belles et nostalgiques, avec ses double-sens et ses symboliques cachées : comme pour « Résidents de la République ». Dans ce morceau, il dénonce le changement de la société et l’individualisme qui ont transformé notre nation. Certaines musiques sont poussées jusqu’au symphonique : « Comme un Légo » est un mélange de textes persos, de violons et de piano qui font vibrer.

                                               bashung

Une déclaration d’amour à sa vie.

Alain Bashung aura collaboré et co-signé cet album avec Gaëtan Roussel, chanteur de Louise Attaque. A eux deux, ils livrent un bijou de musique, de ballades lentes et tristes, de mélodies saccadées et de textes profonds.
Bashung, malade et atteint d’un cancer, déclare son amour pour la belle musique et pour la vie, la sienne : sombre et passéiste.

« Bleu Pétrole » est donc un album fait de blues et d’or… noir.

Axel Rebecq

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25 août 2008

BATMAN ABAT SA CARTE

Christopher Nolan et Christian Bale remettent le couvert pour ce septième opus des aventures de l’homme chauve-souris avec en guest star le méchant du premier volet, le Joker.

Dans sa guerre contre le crime, Batman est toujours épaulé par Jim Gordon et s’est trouvé un allié de poids en la personne de Harvey Dent, le procureur « chevalier blanc » de Gotham City.

Et la tâche ne sera pas des plus aisées avec l’apparition d’un nouveau criminel, le Joker. Le visage tailladé aux lèvres et fardé de blanc, ce super méchant est la réponse au super héros.

Un joker joué par Heath Ledger saisissant de vérité par son jeu d’acteur, ses mimiques, ses onomatopées à qui on promet un oscar posthume. De son côté, Christian Bale alias Bruce Wayne nous prouve une fois de plus, si besoin est, qu’il porte aussi bien le costume Armani que le Patrice Bateman d’ « American Pyscho », la hache en moins, autant que la panoplie de Batman la nuit. 

Quant aux effets spéciaux, ils ne sont pas en reste. Dans le film, « Maître Bruce » a tout loisir de nous montrer l’étendu de son empire financier et les investissements en bat gadgets que cela lui permet d’effectuer : nouveau costume, Batmobile, Batmoto et autres petits jouets en tout genre pour se faciliter la vie. De son côté, le Joker est plus minimaliste, jouant plus facilement de la lame ou du pistolet voire de la grenade pour les grandes occasions.

                                           batman 

Une sombre réflexion sur le rôle d’un héros.

Cet opus, plus sombre que « Batman Begins », ne se complait pas dans le bête film d’action avec un peu d’amour au milieu, et au delà des scènes de combats bluffantes, nous offre une réflexion, souvent sombre, sur le rôle du super héros, les phénomènes vicieux et imprévus qu’il fait apparaître. De la même façon, les motivations du Joker à démasquer Batman vont plus loin que la simple relation gentil/méchant et possède une réelle pensée.

Batman, le Joker, Alfred, Lucius Fox (l’ami de Wayne/Batman) possèdent chacun leur humour, leurs répliques, qui, ajoutées à l’intrigue, permet de ne pas s’ennuyer une seconde.

La série ne saurait s’arrêter sur « The dark knight » ce qui nous fait trépigner d’impatience en attendant la suite et les méchants au programme.

François Filipek

The Dark Knight

De Christopher Nolan

Avec Christian Bale, Heath Ledger, Tim Roth, Morgan Freeman, etc.

Prod. Warner Bros

2h27

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20 août 2008

LES BRETONS SONT GENTILS

Si Marseille serait parfait sans les Marseillais, la Bretagne ne serait rien sans ses bretons. Explication d’un phénomène étrange et sympathique.

Car oui, le breton est gentil. Souriant même. Sûrement plus que Thierry, André ou encore l’épagneul.

Quand tôt le matin, vers 11 heures, on se rend chez la boulangère, celle-ci arbore un sourire, un bonjour, un quoi d’autre, un merci et même un au revoir. On se remémore alors notre boulangère habituelle et son indéfectible « Qu’est ce qui vous faut ? » Ce à quoi on répond toujours la même chose d’ailleurs, pressé de sortir de ce lieu austère.

A la boucherie, alors que, comme tout le village, vous voulez acheter de la viande vers midi moins dix, le boucher est jovial, poli et malgré les nombreuses hésitations : merguez ? Saucisses ? Brochettes ? Maisonestcombienàmangercemidi ? Il reste calme, commerçant sans même devenir obséquieux. Il est de bon conseil.

Au supermarché, même la caissière vous sourit en empilant vos courses. S’en est désarmant.

Le Breton est fier, sans être arrogant.

Alors même que le citadin parisien assez souvent est sans gêne et sans manière, même loin de chez lui. Le quant à lui, même dans ses pénates, sait rester discret. Il ne parle pas fort, ne porte rien de très ostentatoire. Les vendeurs sur le marché et leur sourire avenants donnent envie d’acheter, la plupart du temps, du poisson vendu à prix d’or. Les paysans, même en tracteur, ont l’air aimables. Encore pire, les habitants du Golfe du Morbihan, respectent les distances de sécurité et ne dépassent pas les limitations de vitesse.

Mais le phénomène ne s’arrête pas là. Dans la rue, alors que vous rejoignez votre location, des badauds, des inconnus, vous saluent. Stupéfaits, vous ne pouvez que leur rendre leur salut, leur sourire tout en emmagasinant de la bonne humeur.

                                                                   apprends_moi_breton

Les guides lors des visites sont forts chaleureux, rien à voir avec les travailleurs à la chaîne qui essayent de vous faire découvrir la capitale en moins de 55 minutes, photos et pause pipi comprises.

Au-delà de tout cela, le Breton est fier sans être arrogant. Rien à voir avec nos amis Corses ou Basques, que nous saluons au passage. Si dans le Sud, on a le soleil en presque permanence, dans le Nord on est sympa. Les Bretons connaissent la valeur de leurs traditions, de leurs spécialités mais n’en font pas tout un plat. Pourtant, ils mettent les petits dans les grands pour nous montrer que leurs spécialités valent le détour. Mais sans chauvinisme, sans fanfaronnade, avec sans doute la seule certitude que leur cuisine est incontournable. Le breton nous fait profiter aussi de ses particularités culturelles. Danse, musique et toujours dans une ambiance bonne enfant.

Mais qu’est ce qui rend les bretons si plaisants ? Le cidre ? Le Kouign Amann (gâteau breton) ? Personnellement, je n’ai pas encore trouvé. C’est sans importance, je continue d’en profiter.

François Filipek

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18 août 2008

LA CONFITURE ÇA DEGOULINE…

Ça passe par les trous de la tartine… ainsi chantaient les Frères Jacques au siècle dernier (je dis siècle dernier en pensant que ce n’est malgré tout pas si vieux). Avant de passer par ces fameux trous de la tartine et de nous en coller plein les doigts, cette confiture on peut bien sûr l’acheter. Ou la fabriquer…

Les gens pressés, les inconscients, les imprudents, pis… les sans goûts se jetteront dans le rayon d’une supérette anonyme, d’un hypermarché sordide, voire iront consulter un vague type formidable se targuant du titre d’épicier…

D’aucuns, au goût plus affiné, au porte-monnaie plus enflé, iront s’approvisionner dans les épiceries dites fines… d’autres encore préfèreront courir les marchés provençaux, les comices agricoles ou les foires aux produits du terroir pour dénicher la confiture improbable.

Eh bien NON ! La confiture pour qu’elle soit bonne, il faut la faire soi-même ! Et ça commence par la cueillette ou l’achat des fruits sur le marché. Bien sûr ça ne change pas grand-chose de les cueillir soi-même ou de les dénicher sur le marché au fin fond de la campagne, mais ça donne un côté authentique à la préparation, si, si.

Bon ensuite, il faut être en vacances… Car les bonnes confitures sont celles que l’on fait pour se détendre. La confiture ne peut se réaliser que dans un environnement calme et serein.

L’idéal c’est d’attendre le jour où il va pleuvoir, car la confiture non seulement réconforte mais justifie quasiment le jour de pluie des vacances.

Ce jour de pluie on ne l’attend pas, on ne veut pas le connaître, faut pas exagérer non plus, en vacances le mot d’ordre c’est quand même le soleil… mais bon, voilà qu’il se met à pleuvoir. Alors là : il faut être prêt à dégainer bassine à confiture, écumoire, balance. Il faut avoir les fruits, sucre (1kg de sucre pour 1 kg de fruits), et surtout avoir récupéré, trié, collecté, lavé et retrouvé les couvercles d’un nombre de pots suffisants pour emballer tout ça.

La saison des fruits jaunes

La bassine se doit d’être en cuivre, la cuillère en bois, la balance Roberval, les pots doivent ressembler à des vrais pots de confiture, donc à facettes. (Perso je récupère les pots de confiture avec le couvercle à carreaux rouge et blanc).

Pour ce qui est des fruits, on fait ce qu’on veut…

Conseil du jour : je suis plutôt fruits jaunes, prunes en tout genre, de la mirabelle à la reine-claude mais je partage la bassine à confitures avec ma sœur qui elle serait plus fruits rouges et gelées… il faut donc s’organiser.

                                            confiture

Deux heures de dénoyautage

Quoiqu’il en soit, passer l’après-midi à faire des confitures c’est absolument génial, car cela impose un rythme doux, lent et cependant précautionneux.

Pas facile et pas toujours très rigolo… je me souviens d’un panier de cerises qu’il nous a fallu dénoyauter pendant deux heures… pas si folichon que ça !

Mais il est vrai qu’ensuite, on pèse les fruits, on les surveille pour le premier bouillon, puis on écume, on rajoute le sucre, on re-surveille… ensuite on fait de subtils calculs pour le nombre de pots, leur taille… enfin ça y est on peut mettre en pot !

L’affaire s’achève après avoir rédigé sur de belles étiquettes d’écolier, le nom de la confiture et la date de fabrication.

Cet hiver, je penserais à cette douce journée d’été en ouvrant mon pot de mirabelle, en méditant cette phrase de George Sand parlant de la confiture :
« On ne peut pas confier cette besogne. Il faut la faire soi-même et ne pas la quitter un instant. C'est aussi sérieux que d'écrire un livre ».

Athénaïs

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15 août 2008

DE L’INNOCENCE QUI DEMANDE UN PEU DE REFLEXION

Le nouveau né des studios Pixar, Wall-E, est sorti dans nos salles obscures. Le film a bénéficié d’une grosse promotion et d’une bonne critique. Retour sur le film d’animation de l’année.

Planète terre en l’an 2700. Les humains ont abandonné la planète bleue après l’avoir trop pollué. Wall-E, un type robot chargé de ramasser et de compacter les ordures accomplit sa tâche tous les jours. Seul problème, à force de vivre seul, il s’est mis à observer, collectionner les objets du quotidien. Jusqu’au jour où la visite d’un robot venu de l’inconnu va changer sa vie…

Comme le promettait la bande-annonce, Wall-E est d’abord une très belle histoire d’amour, et d’humour, entre deux robots qu’au départ tout oppose.

Les bruitages et les graphismes valent le détour. Les studios Pixar « ne travaillent pas, mais s’amusent » comme l’affirme Ed Catmull, PDG de Pixar Disney.

Le film est bien ficelé, bien réalisé (par Andrew Stanton), et touchant ; le tout dans une ambiance de films muets, les robots ne dialoguant que par sons limités.

                                        18951842

Mais Wall-E n’est pas qu’un simple film d’animation qui raconte une histoire d’amour robotique parsemée de nombreux petits gags. C’est également un film moraliste, presque comme tous les Pixar et Disney. Presque car ce n’est pas une morale moralisatrice qui se trouve dans ce film. Pixar et Disney nous ont habitués à des morales simples et généralistes à chaque fin de film, du style « les gentils gagent toujours à la fin ». Ici, il n’y a pas qu’une morale à la fin du film, mais plusieurs, que l’on découvre au fur et à mesure. Aussi, les leçons à tirer sont d’actualité. Cette fois donc, Pixar et Walt Disney s’attaquent à de grands problèmes de la société tels que la pollution, la surconsommation, etc.

On ressort d’abord émus de cette jolie petite histoire et tout sourire en repensant à tous les gags qu’on y trouve. Puis en y repensant, on repense à toutes ces morales transmises. Wall-E est un film divertissant et éducatif pour petits et grands !

Sandrine Duperray

Wall-E

D’Andrew Stanton

Film d’animation

Prod. Pixar et Disney

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13 août 2008

LE SAC DE PLAGE D'ATHENAIS... ET DE PLEINS D'AUTRES FILLES !

C’est dingue ce qu’on peut trimballer dans un sac de plage ! Serviette de bain, lunettes, crème solaire, bouquin(s), magazine(s), ipod™, mouchoirs en papier, paréo, maillot(s) de rechange, gloss, peigne, petit portemonnaie, téléphone portable, bouteille d’eau éventuellement dans son étui isotherme, et j’ai certainement oublié quelque chose…

Tout cela est-il bien utile ? Oui répondent en chœur toutes les filles. Reprenons la liste des ingrédients du sac de plage réussi.

Les lunettes d’abord.

INDISPENSABLE. Et à plus d’un titre. Accessoire protecteur des yeux bien sûr mais qui permet aussi d’assurer une surveillance optimale de la plage – version spy « voir sans être vu en train de regarder »… tout un art. Les lunettes de soleil servent donc principalement à mater et/ou à ne pas voir… ce qui peut être également très utile.

La crème solaire.

Sous ce terme j’englobe toutes les versions possibles de l’huile au lait, du monoï au mélange olive/citron (pour finir momifié de tulle gras, je recommande), de l’accélérateur réservé aux peaux hâlées à la protection 5 spéciale peaux qui ne veulent pas bronzer !

La crème solaire outre ses vertus protectrices (à condition de renouveler l’application toutes les 2 heures, de ne pas s’exposer entre 12 et 16h, d’avoir choisi le bon indice pour sa peau, d’avoir mis un chapeau et de porter un T-shirt blanc…), outre donc ses vertus protectrices est un excellent produit d’appel. Produit d’appel me direz-vous ? Oui, car idéal pour lier connaissance avec le bel Apollon qui vient de s’approprier le transat voisin… « Auriez-vous l’extrême obligeance de me passer un peu de crème dans le dos ? Oh vous lisez le dernier … » (avoir pris soin auparavant de décrypter à l’envers le titre du bouquin que le bel Apollon vient d’ouvrir et prononcer cette question d’un ton proche du miaulement du chaton)… Précisez que ce produit solaire est vraiment Géniiaaaaal car il n’est pas gras du tout et ne laissera aucune trace sur son livre (un peu d’égards littéraires sert votre cause).

Bouquin et magazine.

Au singulier ou au pluriel, tout dépend de la plage que vous fréquentez. Populaire ou snob, pastis ou cocktail de jus de bonnemine survitaminé, les ouvrages feuilletés sur la plage (peut-on décemment parler de lecture ?) doivent être en lien avec le public de la dite-plage… Imaginez la faute de goût en exhibant le dernier Voici alors que la plage entière commente du dernier Julien Gracq (oui il est mort et alors ?… il s’agit d’une publication posthume qui se veut d’ailleurs une sorte de suite au Rivage des Scythes…Mais si !  Guillaume Durand en a parlé dans la dernière émission d’Esprits Libres… enfin !!)

Cela dit –et pour qu’on évite de m’accuser d’un snobisme outrancier loin de mon propos pourtant- la faute de goût peut se commettre à l’inverse. Couper les pages d’un ouvrage de la nrf Gallimard alors que le reste de la plage se gargarise des bourrelets de Mme Jolie (elle a accouché finalement !) dans Gala ou s’abîme dans la résolution d’une grille de sudoku force 5… là aussi on se retrouve au ban de la micro société balnéaire.

Il est donc bon le premier jour de venir sans rien et de se faire d’abord une idée des préoccupations intellectuelles de ses futurs voisins.

Ipod™ … ne se trouve a priori que dans les sacs de plage des moins de 30 ans. Plus âgé(e), le vacancier a des chances d’être équipé d’une progéniture en bas âge qui remplace avantageusement le risque de surdité entraîné par l’usage abusif des écouteurs, en proposant des cris et des pleurs qui, contrairement aux ipodistes (dont le plaisir reste solitaire), seront partagés avec les voisins de plage… avec un peu de chance, vous en serez !

Mouchoirs en papier

Statistiquement ce petit paquet de mouchoirs en papier ne sera utilisé qu’une seule fois, pour un seul mouchoir. Il a donc toutes ses chances d’être jeté à la fin du séjour. Pourquoi jeté alors qu’il reste 9 mouchoirs « propres » ? Et bien, parce que contrairement à ce qui est prévu -s’ouvre et se referme facilement grâce à la languette auto collante- le paquet à force d’être malmené au fond du sac, aspergé régulièrement d’huile solaire ou saupoudré de grains de sable, finira par ne plus se fermer et les mouchoirs s’effilocheront silencieusement tout au fond du cabas en attendant l’issue fatale… mouchoir propre, mouchoir utilisé, en papier t’as aucune chance de t’en tirer !

Paréo, maillot(s) de rechange, gloss, peigne

Dois-je réellement commenter ces indispensables accessoires ? On est des filles, quoi !

Petit porte-monnaie

De quoi acheter deux bricoles aux vendeurs de plage… c’est bien connu, les paréos ou les maillots vendus par ces camelots ensablés « sont tellement sympaaaaaa  et bien moins cher qu’à la boutique et puis ces motifs je suis sûre que je ne les retrouverai pas chez moi. »

Téléphone portable

Bien sûr, comment sinon tenir au courant les copines restées au bureau de l’avancée des travaux d’approche avec le bel Apollon ?

Bouteille d’eau

Enfin… dans son étui isotherme qu’on évitera aux couleurs du Tour de France ou d’une boisson anisée quelconque… mais plutôt siglée Machin ou Chose, pour affirmer sa fashion attitude.

Je n’en ai pas parlé mais n’oublions pas la serviette de plage, grande, large, chic… mais repérable, sinon comment le bel Apollon appâté ce premier jour nous trouvera demain ? !!!

Je vois déjà la tête des garçons qui se demandent à quoi sert tout ce fatras… Mais franchement comment survivre à une journée de plage sans le minimum vital ?

                                                                      barbie_plage

Ah ! Les filles. J’ai sans doute oublié des trucs ? N’hésitez pas …

Athénaïs

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11 août 2008

VENEREZ LES VENETES

Si l’idée vous prend de choisir le large pour un dîner haut de gamme, choisissez la Bretagne, plus précisément le Morbihan, pour un endroit plein de chic, de bon et de produits frais.

Près de Vannes, se situe une petite bourgade de la basse Bretagne : Arradon. Village côtier planté dans le fameux Golfe du Morbihan. A la pointe de ce village se trouve un restaurant gastronomique digne de ce nom : Les Vénètes.

Dans ce lieu donnant sur le bord de mer, la vue sur la marée qui monte lentement le soir est magique. A quelques mètres des grandes baies vitrées du restaurant, les bateaux de pêche et les voiliers tanguent.

La décoration est axée sur le thème de la marine évidemment. Le cadre est plaisant, feutré et inspire au calme et au savoir-vivre.

La carte est majoritairement constituée de poissons et fruits de mer frais, c’est à dire pêchés le jour même. Cette fraîcheur se remarque tout de suite au goût des plats : la sardine grillée sur pain de légumes au fromage de chèvre et à la menthe, le filet de dorade sur ratatouille maison au basilic sont un délice de finesse et de parfums du soleil.

Pour les éternels carnivores, le chef cuisinier propose une escalope de foie gras servie avec une légère tranche de betterave, ou encore un filet de bœuf très copieux, accompagné de quelques morilles et d’un gratin dauphinois crémeux.

                                                        img3

Jettez-y l’ancre !

Un bon restaurant s’apprécie pour son sens du détail et du savoir-faire. Preuve que Les Vénètes est un bon restaurant, un pré-dessert est apporté. Nous avons eu le droit à une délicate mousse au chocolat blanc. Côté dessert (le vrai) maintenant, le choix est de rigueur : billes de melon marinés aux épices, sorbet en croûte de sésame, ou encore le soufflé au grand Marnier, tellement léger qu’on croirait dévorer un nuage.

La carte des vins est complète. On notera ce très bon Sancerre blanc, frais et fruité, à déguster avec le poisson. Les Vénètes est vraiment le prochain restaurant où vous jetterez l’ancre lors de votre prochain voyage en Bretagne.

Axel Rebecq

Les Vénètes

La Pointe d'Arradon - 56610 ARRADON
Tél : 02 97 44 85 85

Menus : de 40 à 70 €

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10 août 2008

DITES TRENTE-HUIT

Préparez bières, chips, pizza! La Ligue 1 (Orange) revient dès samedi avec ses 38 épisodes plus que jamais, selon les plus avertis, mouvementés et indécis. Si tout le monde pronostique un huitième titre lyonnais beaucoup s'attendent à une lutte de haute volée (acrobatique) pour la tête du classement comme pour la queue du peloton. Analyse des forces en présences.

Le Favori

Lyon, le champion sortant, semble une nouvelle fois au dessus du lot. Un recrutement des meilleurs, à tous les postes, avec pour commencer Claude Puel, venu de Lille, le meilleur technicien du championnat, tout simplement. Pour compenser le départ de l'emblématique Coupet, les rhodaniens ont acheté, à la barbe du Milan AC, le niçois Llorris futur meilleur gardien du monde de l'univers. Les arrivées de Makoun, Ederson et Pjanic laissent aussi augurer des lendemains qui chantent pour le président lyonnais Jean-Michel Aulas. Cette recette de recrutement des meilleurs de L1 a fait ses preuves pour la conquête du fameux Héxagoal mais n'a jamais été suffisante pour satisfaire les ambitions européennes de son président parano…

Les Outsiders : Bordeaux et Marseille

Les Girondins ont eu l'audace de titiller les lyonnais jusqu'à la 1ère minute de la dernière journée et se sont renforcés avec les arrivées de Gourcuff et Goufran. On imagine mal le club qui a surtout réussi à conserver Laurent Blanc et son goléador Cavégooool ne pas concurrencer les lyonnais un certains temps.

Quant aux Marseillais, toujours à la recherche d'un titre depuis leur Coupe d'Europe de 93 (ça commence à dater quand même…), ils ont réussi un recrutement important en débauchant notamment Ben Arfa qui si il est régulier fera très mal à ses adversaires. Un groupe a priori solide malgré le départ de Nasri. Le principal atout des Marseillais, reste leur entraîneur belge Eric Gerets qui pourrait transmettre à ses joueurs son assurance et sa sérénité peut emmener très loin son équipe.

Les Empêcheurs de tourner en rond : St Étienne, Nancy, Rennes et surprise Lorient !

Habitués à jouer entre la quatrième et la dixième place, ces clubs ont su garder leurs meilleurs joueurs qui intéressaient pourtant les grands clubs. Les Verts se sont renforcés avec le japonais Matsui, Rennes a su conserver Jimmy Briand malgré l'intérêt du PSG. Nancy et Lorient n'ont pas été dépouillés comme cela avait été annoncé. Ces quatre équipes ont en commun leur recherche constante de spectacle et sont d'une efficacité redoutable devant les buts, notamment les nancéiens, sur coup de pied arrêtés. 

Les Énigmatiques : Paris et Monaco

Après deux saisons calamiteuses, le club de la capitale semble une nouvelle fois se redresser sur le papier. Capable du meilleur (en coupe) comme du pire (en championnat) il est difficile d'imaginer le PSG jouer le maintien une nouvelle fois avec les arrivées des ex-internationaux Giuly et Makélélé combiné aux espoirs Hoarau et Sessegnon et peut être celle du buteur serbe Kezman. Avec un président "fort", le PSG peut rapidement retrouver le haut du classement avec comme principale interrogation l'entraîneur Paul Le Guen qui, depuis son départ de Lyon, n'a pas su faire ses preuves. Si les résultats ne sont pas là rapidement nul doute que le président Villeneuve n’aura pas la patience de son prédécesseur et recherchera vite un remplaçant à l'ancienne gloire du club dans les années 90.

Les monégasques, eux, ont toujours une équipe séduisante et un entraîneur expérimenté qui a fait ses preuves à Paris et Bordeaux. Après une saison difficile on s'attend à ce que cette équipe, l'une des plus régulière de l'élite, reviennent forte. Pas de folie sur le marché estival, mais une fierté et quelques certitudes qui peuvent nous laisser croire à une renaissance de ce club moribond depuis deux saisons.

Le Ventre Mou : Lille, Le Mans, Nice, Nantes, Caen et Valenciennes

Ces équipes, excepté Nantes, ont pour point commun d'avoir perdu leurs meilleurs joueurs. Cela est particulièrement vrai pour Le Mans (départ de Romaric, Matsui, Calvé, Sessegnon et bientôt Basa) et Nice (Ederson, Balmont, Koné et Llorris ont fait leurs valises). Lille, Caen et Valenciennes ont perdu leur moteur (Makoun , Goufran et Savidan), voire leur entraîneur pour les dogues du Nord. Quant à Nantes, malgré un recrutement intéressant, il faudra attendre avant de les revoir en haut du tableau, ils viennent de remonter. Ce groupe d'équipes, très homogène oscillera entre la septième et la quinzième place sauf surprise et cherchera essentiellement à poser des bases solides pour les saisons à venir.

Les Loosers : Auxerre, Sochaux, Toulouse, Le Havre et Grenoble

A priori ces équipes vont jouer le maintien toute la saison. Aussi sympathique soit la montée de Grenoble avec leur stade tout neuf, leur saison sera difficile du fait du manque d'expérience et de la préparation perturbée par des soucis financiers. Le Havre ayant perdu son buteur aura du mal également à s'en sortir. Du côté d'Auxerre, Sochaux et Toulouse, ces trois équipes sont passé près de la relégation la saison passée et nul doute que l'une d'entre elle n'y échappera pas lors de cet exercice. Toulouse a vu partir ses deux meilleurs joueurs Elmander et Emana ainsi que leur coach à la casquette Elie Baup. Sochaux et Auxerre ne se sont pas renforcés et un mauvais départ cet été pourrait leur être fatal. 

Lens

Comme Nantes la saison passée, le club Ch'ti  a pour mission de vite remonter car le "meilleur public de France" manque déjà à l'élite. Après l'affaire de la banderole, la mini-tornade, les nordistes ont un nouveau défi à affronter : revenir nous jouer chanter les Corons et jouer de la trompette au stade Bolaert. Ils pourront compter sur l'ancien Jean Guy Wallemme qui remplace aux commandes de l'équipe le légendaire duo JPP – Le Druide. Bon courage amis lensois, "nous sommes tous Ch'ti".

                                                   TROPHEE_L1_THIRIEZ_130507

Samedi 9 Août ces 20 équipes vont se lancer dans une saison de 38 épisodes avec leurs certitudes, mais aussi leurs doutes et les surprises seront toujours de la partie. Du côté du spectacle, les supporters vont devoir sortir le chéquier pour tout voir de la Ligue 1. Malgré ses bonnes intentions, le président Thiriez ne se rend pas compte qu’il continue de creuser le fossé qui sépare les clubs des amateurs du football. Encore quelques dérives dans les droits télés et les protocoles de match et ce sport perdra beaucoup de sa saveur. Espérons que les choses bougent dans le bon sens cette saison. Bon courage aux arbitres.

Atmane Harfouche

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08 août 2008

SERIES DE LA RENTREE, QUI A EU DU PIF, QUI L’AURA DANS LE PAF ?

En ces temps de mercato télévisuel, PPDA qui part, Ferrari qui prend sa place, Lapix et Efira qui débarquent sur Canal +, on en aurait presque oublié les folles aventures de nos héros de séries préférés : Eddie Britt s’est elle vraiment suicidée ? Que va devenir Greg House sans ces trois larbins ? Pleuvra-t-il ou pleuvra-t-il pas ? Charles Ingalls va-t-il arrêter de couper du bois et ouvrir une menuiserie ?

L’industrie hollywoodienne a été perturbée cette saison avec une grève des scénaristes qui aura duré près de quatre mois avec pour conséquence, l’arrêt de nombreuses séries pour certaines prometteuses, l’audience l’emportant sur la qualité, quoique…

Alors qui de TF1, M6 Canal + ou encore France Télévision, aura acheté les bonnes séries ?

NB : toute ressemblance à du brossage dans le sens du poil sera tout à fait non fortuite !

                                      Buriate_o

Réponse.

Commençons par le plus gourmand M. Bouygues, pardon TF1. La première chaîne s’est approvisionnée chez les 5 chaînes hertziennes américaines. Ecœurée d’avoir laissé filer Desperate Housewives, c’est une sélection très féminine qu’offrira la chaîne à la rentrée.

Tout d’abord le très attendu Spin off (création d’une nouvelle série à partir d’une série existante ) de Grey’s Anatomy, Private Practice, qui suit le quotidien du Dr. Addison Montgomery débarquée à Los Angeles. Cette série dérivée reste un soap très appréciée des ménagères américaines et est déjà promise à un bel avenir.

Ensuite la très « posh » Gossip Girl, tirée du livre du même nom, ou les chroniques d’adolescentes huppées de Manhattan, façon « Sex, drug et fond de teint ». Série qui fait les beaux jours de la petite nouvelle chaîne américaine CW, spéciale ado.

Mais TF1, dans sa conquête de la ménagère, a flairé deux poules qui se sont avérées aux œufs de nanards. En effet, la série Lipstick Jungle qui suit trois new yorkaise (décidément) au sommet de leur vie professionnelle mais à l’abîme de leur vie privée, ne connaitra qu’une saison. Même destin pour le très attendu, Sarah Connors Chronicles, franchise de Terminator reprenant l’histoire succédant à Terminator II, qui malgré un excellent début finira par être délaissé et donc annulé.

Cependant TF1 aime aussi les hommes, car il faut de la testostérone chez Bouygues, n’en déplaise à la mère Denis. Malheureusement seul deux hommes ont survécu, le geek des services secrets de Chuck, ainsi que le flic sortant de prison qui reprend son métier dans le très bon Life. Les deux autres, Moonlight et Big shots, ne connaîtront qu’une saison et donc une dizaine d’épisodes. Le premier raconte l’histoire d’un vampire justicier qui ne craint ni l’ail ni les pieux. Forcément si il n’y a pas de faiblesse, la ménagère le délaisse. Le second est un « desperate Husband », n’ayant pas fonctionné.

Côté Canal.

Passons au second plus gourmand qu’est la chaîne cryptée, qui forte de sa personnalité ne s’est entichée que de séries atypique, décalées et grandement qualitatives, toutes renouvelées. Tout d’abord, Dirty Sexy Money, qui dépeint la vie de l’avocat d’une très riche famille new yorkaise (la grande pomme a bien la côte !).

Cette série très bien ficelée est desservie par d’excellents acteurs, avec entre autres Donald Sutherland, Jack Bauer père, et Peter Krause, un des croques morts de la cultissime Six feet under. Une série à dévorer, avec luxure, trahison, et argent sale.

Autre curiosité du cru, Pushing Daisies, série à l’univers oscillant entre Burton et Amélie Poulain, drôle de mix narrant l’histoire de Ned, pâtissier doté du pouvoir de ressusciter les morts en les touchant, et de les tuer lors du deuxième contact. Servant pour la police dans la résolution des crimes, il en vient à réveiller du sommeil éternel, son amour d’enfance, qu’il ne peut donc plus effleurer. Tragique dans les mots, hilarant et dépaysant dans les épisodes, un petit bijou.

Ensuite les jeunes sont à l’honneur, tout d’abord dans Reaper qui voit un ado devenir chasseur de primes pour Satan, puis dans Aliens in America où un étudiant pakistanais musulman est hébergé par une famille américaine.

Passons au service public qui reste bien frileux, aussi par manque de moyens, mais néanmoins heureux de ses précédents achats (Urgences, FBI portés disparus,…).

Il a donc acquis juste une série qui malheureusement ne connaitra que deux saisons : Men in Trees, où comment une écrivain conseillère du couple fraîchement larguée, se retrouve à Elmo petite bourgade d’Alaska, habitée par plus d’hommes que de femmes. Au menu, bucherons, mâles en chaleur, mais romantisme acerbe servi par la pétillante Anne Heche.

Enfin M6 aussi frileuse qu’à l’habituel n’a acquis qu’une série qui n’aura pas d’avenir, j’ai nommé Swingtown, ville où les couples sont échangistes, qui ne sera diffusé que sur la chaîne réservée aux femmes, Téva.

Devant la frilosité de certains, les meilleurs coups de poker ont été réalisés par la chaîne cryptée qui réalise un sans faute. Par contre TF1 l’a dans le Pif avec 4 séries achetées sur 8 qui n’auront pas de deuxième saison.

Marion de Brosses

Crédit photo : Adrien Biosse Duplan

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